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nanoparticules lipidiques

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Les liposomes  

Les liposomes sont des vésicules formées de bicouches lipidiques concentriques, constituant une zone hydrophobe propre à la vectorisation de molécules hydrophobes et présentant un cœur hydrophile spécifique à la vectorisation de molécules hydrophiles (Mozafari, 2008). Le plus souvent, ils sont à base de phospholipides et de molécules de cholestérol, et possèdent une taille de 30 nm à plusieurs micromètres.

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Représentation schématique de la structure des liposomes

Dans le domaine biomédical, ces structures déformables sont des transporteurs de principes actifs thérapeutiques ou d’agents d’imagerie présentant une forte biocompatibilité (Gregoriadis, 1976). La quantité de cholestérol présent est étroitement liée à la rigidité de la structure. Ces particules sont depuis de nombreuses années utilisées comme outils pour la biologie, la biochimie et la médecine en tant que transporteurs de principes actifs thérapeutiques ou d’agents d’imagerie. Leur caractère non toxique et biocompatible fait de ces colloïdes des systèmes intéressants pour les applications in vivo. Néanmoins, leur utilisation est gouvernée par quelques limitations incluant une stabilité modérée, une faible capacité d’encapsulation, et une libération précoce des principes actifs (Pinto-Alphandary, 2000). Ainsi, une nouvelle génération de liposomes a été développée afin de pallier ces désavantages. Ils portent le nom de niosomes, éthosomes et polymersomes...

Les niosomes ont été développés pour augmenter la stabilité des liposomes. Ils sont préparés à partir d’un mélange de tensioactifs non ioniques et de cholestérol ; parfois une faible quantité de phospholipides est ajoutée (Mukherjee, 2007).

Les éthosomes présentent une plus grande élasticité des vésicules due à la présence de 20 à 45 % d’éthanol. Ce type de particule est généralement anionique et leur membrane lipidique est fluide (Mbah, 2014).

Les polymersomes sont composés de copolymères blocs, comportant des zones hydrophiles et hydrophobes, au cœur aqueux (Zhao, 2014).

Les nanoparticules lipidiques solides

Ce type de NPs a été introduit dans les années 90, pour proposer une alternative à l’utilisation de nano-émulsions (Magenheim, 1993 ; Benita, 1986a, 1986b). Elles se placent aujourd’hui comme des vecteurs d’intérêt permettant de pallier les problèmes liés aux autres formes nanoparticulaires comme les liposomes, les NPs polymères…. inconvénients liés aux résidus de solvants organiques restant après la synthèse, aux problèmes de cytotoxicité, de production à grande échelle, ou encore de stabilité dans le temps.

Elles sont constituées de lipides solides à température ambiante (le plus souvent à base de glycérides, d’acides ou d’esters gras) (Mehnert, 2001). Elles portent l’appellation anglophone de « Solid Lipid Nanoparticles » (SLN). Cette matrice lipidique, plus ou moins cristallisée, est stabilisée par une couche de tensioactifs (le plus souvent non ioniques). Les principales techniques d’obtention de ces structures sont réalisées en l’absence de solvants organiques.

Dans cette catégorie de NPs, sont retrouvées également les nanocapsules lipidiques communément appelés Lipid Nanocapsules (LNC), à la différence des SLNs, ces dernières possèdent un cœur liquide entouré d’une coque solide. De telles structures présentent néanmoins des inconvénients : des phénomènes d’agrégation peuvent être observés dans le temps, les systèmes ont tendance à gélifier spontanément, de manière imprévisible et pour les SLNs des transitions polymorphiques de lipides surviennent parfois (Müller, 1995).

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mardi 5 juillet 2016 par Angele Cortial

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