La couche cornée = stratum corneum (5 à 15 couches de cellules) : elle représente la couche la plus externe de l’épiderme en contact avec l’environnement extérieur et est composée de grandes cellules polyédriques plates, les cornéocytes qui ont perdu leurs organelles et sont dites mortes mais qui restent biochimiquement actives
Au cours de ce processus, on observe les changements suivants :
-* les cellules granuleuses perdent leur noyaux et leurs organites intracellulaires
-* le contenu des grains de kératohyaline est dispersé dans le cytoplasme, provoquant la maturation de la filaggrine , à partir de son précurseur , la profilaggrine. La filaggrine comme son nom l’indique, induit l’aggrégation des filaments de kératine qui vont ainsi s’organiser en un réseau qui va former la matrice cytoplasmique des cornéocytes.
-* finalement, la filaggrine est protéolysée en acides aminés polaires libres, en acide urocanique (UCA) et en acide pyrrolidone carboxylique (PCA) qui constituent les « facteurs hydratant naturels » (NMF en anglais pour « Natural Moisturizing Factor ») de la couche cornée en surface.
-* la membrane plasmique laisse place à une enveloppe rigide, extrêmement résistante, et insoluble : l’enveloppe cornée . Celle-ci est produite par l’action des transglutaminases qui catalysent la formation de liaisons isopeptidiques à partir de différents précurseurs protéiques : cystatine-alpha et involucrine d’abord puis loricrine , élafine et « small proline rich proteins ».
La cohésion de la couche cornée est assurée par des structures spécialisées liant les cornéocytes entre eux et apparentées aux desmosomes , les cornéodesmosomes.
A la jonction entre la couche granuleuse et la couche cornée, au niveau du pôle apical des kératinocytes de la couche granuleuse, les corps lamellaires fusionnent avec la membrane plasmique et déversent leur contenu lipidique dans les espaces inter-cornéocytaires. Ces lipides présents dans les corps lamellaires sous la forme de structures discoidales, une fois libérées, fusionnent pour constituer d’amples lamelles qui se superposent parallèlement à la surface des cornéocytes pour former un ciment intercornéocytaire compact qui joue un rôle clé dans la fonction « barrière » de l’épiderme. Les lipides des granules lamellaires sont des lipides polaires : phospholipides, cholestérol et glucosylcéramides, qui vont être modifiés dans les espaces intercornéocytaires, par des enzymes spécialisées, en céramides (SC Cer 1-7), cholestérol, sulfate de cholestérol et acides gras libres.
La desquamation, qui correspond à la libération des cornéocytes, résulte de l’activité d’enzymes de la famille de la trypsine et de la famille de la chymotrypsine (dénommés « Stratum Corneum Tryptic Enzyme » (SCTE) et « Stratum Corneum Chymotryptic Enzyme » (SCCE)) qui sont responsables de la destruction des attaches inter-cornéocytaires.
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