Biologie de la peau

Editorial

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Articles les plus récents


Articles les plus récents


Nanoparticules, outils d’innovation dans le domaine biomédical

Nanoparticules en dermatologie
mardi 5 juillet 2016 par Angele Cortial

Les nanomatériaux et plus généralement les nanotechnologies recouvrent un domaine en plein essor depuis une vingtaine d’années qui devrait jouer un rôle très important dans l’économie du XXIe siècle. L’intérêt majeur de ces nano-objets repose sur les propriétés inhérentes à leur morphologie et à leur taille. En effet, la réduction de la taille de diverses structures en deçà du micromètre a permis de mettre en évidence de nouvelles propriétés non observées à des tailles plus conventionnelles. Ainsi, ces nanomatériaux sont retrouvés dans de nombreux secteurs tels que l’électronique, l’informatique, la téléphonie mobile, le sport, les textiles, le bâtiment, l’automobile, mais également l’alimentation, la santé et les produits cosmétiques. Les nanomatériaux promettent des avantages significatifs dans ces différents domaines, notamment en médecine au niveau du diagnostic et du traitement. Ils permettent l’obtention de meilleurs rendements énergétiques, de matériaux plus légers, plus solides et à meilleur marché, de produits électroniques plus rapides et plus puissants. Ils sont également efficaces dans le traitement de l’eau (Afsset, 2010).



Les produits dépigmentants

jeudi 14 avril 2016 par Eve Oualid-Bokobza

Composés chimiques, naturels, ou synthétiques, les produits dépigmentant   peuvent agir selon plusieurs types de mécanismes :

- Soit en bloquant la voie de synthèse de la mélanine   à un niveau donné (inhibition par compétition enzymatique, blocage des sites actifs, suppression de la synthèse ou de la maturation de la tyrosinase)(#Chang, 2009)

- Soit en bloquant le transfert des mélanosomes   (#Wu et Hammer,2014)

- Soit enfin, en détruisant les mélanocytes   et donc en diminuant le nombre de mélanocytes (mécanisme de mélanocytotoxicité, plus difficile à contrôler).

Il est généralement admis que les dépigmentants connus agissent par une combinaison de plusieurs de ces modes d’action.

Les dépigmentants sont employés à titre thérapeutique et esthétique. A ce titre, ils entrent aussi bien dans la composition de préparations pharmaceutiques que cosmétiques. Ces deux aspects sont d’ailleurs intimement liés dans la majeure partie des cas.

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L’EPIDERME, UNE BARRIERE SUR TOUS LES FRONTS

samedi 9 avril 2016 par Marie Reynier, Michel Simon

La peau constitue l’interface entre l’organisme et l’environnement extérieur. Sa raison d’être est d’assurer une mission de protection en formant une véritable barrière qui est vitale. En effet, qu’elles soient d’ordre physique (facteurs mécaniques, thermiques, rayonnements UV  , etc.), chimique (tensioactifs, solvants, allergènes, etc.) ou biologique (agents infectieux), le tissu cutané est quotidiennement soumis à de multiples agressions. En plus de cette fonction d’obstacle à la pénétration d’éléments extérieurs, la peau permet de lutter contre la déshydratation en limitant la diffusion de l’eau hors de l’organisme.
Cette barrière cutanée est en grande partie assurée par la couche la plus superficielle de la peau, l’épiderme  . On parle alors de « barrière épidermique ». La fonctionnalité de cette dernière est dépendante de la mise en place de différents systèmes très sophistiqués lui assurant de multiples rôles. Ainsi, l’épiderme joue à la fois un rôle de barrière hydrique, physique, anti-oxydante, photo-protectrice mais également anti-microbienne (#Madison, 2003).

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Le développement embryonnaire de la peau

mardi 1er décembre 2015 par Michel Démarchez

La peau est un organe complexe organisé en trois couches, l’épiderme   ( et ses annexes, les follicules pilo-sébacés et les glandes sudorales), le derme  , et l’hypoderme  . Son développement est un processus fascinant qui a été de mieux en mieux compris et a été le sujet de nombreux articles. Vous trouverez ci-dessous un lien avec la thèse de Frédéric Michon en français dont l’introduction vous donnera les clés pour mieux comprendre une sélection d’articles en anglais qui pourra vous aider à découvrir ce domaine de recherche.



Le toucher, la sensibilité à la pression, aux vibrations, à la température, à la douleur, nociception

Le système nerveux cutané

(mis à jour avec des références récentes)
jeudi 26 novembre 2015 par Michel Démarchez

Le système nerveux cutané constitue une partie du système nerveux périphérique. Le système nerveux cutané est riche et complexe avec une voie afférente et une voie efférente, les trois compartiments cutanés, hypoderme, derme, et épiderme (sauf la couche cornée), étant innervés.



La jonction dermo-épidermique

(article mis à jour avec nouvelle bibliographie)
mercredi 11 novembre 2015 par Michel Démarchez

La jonction dermo-épidermique   également dénommée membrane basale épidermique, est la région acellulaire qui sépare le derme   de l’épiderme  .

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Vue au microscope électronique à transmission de la jonction dermo-épidermique de la peau humaine.


La couleur de la peau

Le mélanocyte et la pigmentation

(Nouvelle bibliographie complétée et mise à jour)
lundi 2 novembre 2015 par Michel Démarchez

La pigmentation   de la peau est un processus complexe qui, dans l’épiderme   comme dans les follicules pileux, débute avec la synthèse de la mélanine   dans les mélanosomes   au sein des mélanocytes  , suivie par le transfert des mélanosomes aux kératinocytes   environnants qui vont ultérieurement transporter le pigment et éventuellement le dégrader.

Chez l’homme, l’ensemble de la population des mélanocytes se localise dans les follicules pileux et dans l’assise basale de l’épiderme. Quelle que soit leur localisation dans la peau, les mélanocytes ont une origine embryologique commune, la crête neurale dont elles dérivent sous formes de mélanoblastes (cellules non-pigmentées).

Il existe deux types de mélanine dans les cellules épidermiques, l’eumélanine, un pigment de couleur brun-noir, et la pheomélanine un pigment de couleur jaune-rouge. Dans les mélanocytes, cohabitent des eumélanosomes et des phéomélanosomes. La tyrosinase est l’enzyme-clé qui régule les premières étapes de la synthèse de la phéomélanine et de l’eumélanine : la conversion de la L-tyrosine en L-3,4-dihydroxyphénylalanine (L-DOPA) et l’oxydation de ce composé en dopaquinone. A partir de la dopaquinone, les voies de synthèse diffèrent pour l’eumélanine et la phéomélanine.

Le rôle majeur des mélanines est de protéger la peau contre les effets néfastes des rayons UV   et d’empécher ainsi le développement de cancers cutanés.

Chez l’Homme, comme chez les autres Mammifères, la couleur de la peau et des poils est principalement déterminée par le nombre, la taille, le type et le mode de répartition des mélanosomes. Il est particulièrement intéressant de noter que dans les conditions normales, les différences raciales de pigmentation de la peau chez l’Homme ne reposent pas sur le nombre de mélanocytes présents dans l’épiderme. Pour une zone déterminée, le nombre de mélanocytes épidermiques est sensiblement identique chez le noir, le blanc ou l’asiatique. Les facteurs prépondérants dans le déterminisme de la couleur de la peau sont donc le type de mélanine synthétisé et le niveau d’activité des mélanocytes.



L’épiderme et la différenciation des kératinocytes

(mise à jour avec ajout de références bibliographiques)
dimanche 25 octobre 2015 par Michel Démarchez

L’épiderme  , est la couche la plus superficielle de la peau. C’est un épithélium squameux stratifié kératinisé qui se renouvelle continuellement. Les kératinocytes   représente la population majoritaire des cellules épidermiques (90 à 95 %). Les autres types cellulaires sont les mélanocytes  , les cellules de Langerhans   et les cellules de Merkel  . L’épiderme ne contient ni vaisseau sanguin ni vaisseau lymphatique, mais renferme de nombreuses terminaisons nerveuses libres.

La fonction primaire de l’épiderme est de produire la couche cornée   qui forme une couche protectrice semi-perméable permettant la vie terrestre, en empèchant la perte en eau, en maintenant une hydratation satisfaisante de la peau et en évitant une hyperhydratation.

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Coupe transversale de l’épiderme humain


La phase de prolifération et de réparation de la cicatrisation cutanée

Formation du tissu de granulation et reconstruction d’un néoderme
mardi 29 septembre 2015 par Michel Démarchez

Après fermeture des brèches vasculaires par des clous plaquettaires et de la plaie par la croute lors de la phase vasculaire de la cicatrisation puis nettoyage de la plaie lors de la phase inflammatoire, une nouvelle étape va démarrer pour colmater définitivement la brèche cutanée et réparer le tissu. Cette phase qui débute environ 4 jours après la création de la plaie est dite « phase de prolifération et de réparation ». Elle aboutit à la reconstruction de l’épiderme   au-dessus d’un tissu conjonctif transitoire, lieu de profondes et rapides transformations et dénommé, le tissu de granulation   ; celui-ci sera lui-même remodelé selon un processus assez lent en un néoderme  , lors d’une phase dite de remodelage.

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Les annexes épidermiques

lundi 22 juin 2015 par Michel Démarchez

Les annexes épidermiques regroupent les glandes cutanées et les phanères. Les phanères cutanés comprennent les poils et les ongles. Le follicule pilo-sébacé comporte le poil et ses gaines, la glande sébacée et, dans certaines régions du corps, un muscle arrecteur et/ou des glandes sudoripares (= sudorales) apocrines. Les glandes sudoripares eccrines ne sont pas annexées aux poils.


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